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Colloque international "Le sujet lecteur-scripteur de l’école à l’université : postures et outils pour des lecteurs divers et singuliers".

Jeudi et vendredi 7 et 8 juin 2012
Maison des Langues et de la Culture - Salle Jacques Cartier et salle des Conseils.
Université Stendhal – Grenoble 3

Contacts :
Jean-François Massol et Nathalie Rannou

Colloque international

INSCRIPTION OBLIGATOIRE
- Pour recevoir votre fiche d’inscription, contacter : Ludivine Raimondo

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Partenariats :

Laboratoire Lettres, Idées, Savoirs (LIS), Université Paris Est-Créteil
Groupe académique de travail sur l’illettrisme (responsable : M. l’inspecteur pédagogique régional-inspecteur d’académie Guy Cherqui)

Orientation générale et attendus scientifiques ; axes principaux :

« Initialement fondée sur des approches psychanalytiques (M. Picard, P. Bayard, J. Bellemin-Noël), anthropologiques (M. Petit), sur la théorie des jeux (M. Picard), puis collectivement définie et travaillée dans une perspective didactique lors du colloque de Rennes organisé par A. Rouxel et G. Langlade (2003) puis lors du colloque de Toulouse sur « le Texte du lecteur » (Fourtanier, Langlade, Mazauric, 2009), la notion de « sujet lecteur » est désormais assez régulièrement évoquée, même dans les hautes instances institutionnelles. Ce premier mouvement de définition s’est accompagné de l’expérimentation d’outils spécifiques (autobiographies de lecteur) ou de la ré-orientation d’outils scolaires divers (carnets de lecture et cahiers de bord, écriture d’invention, tenue de blogs, ateliers d’écriture, dispositifs de lecture à voix haute, cercles de lectures, débats interprétatifs et débats divers, rencontres d’écrivains…) pour donner droit de cité au sujet lecteur dans les classes, de l’école maternelle à l’université. Des écrits d’élèves et d‘étudiants présentés et analysés lors de différents colloques manifestent l’intérêt d’une notion qui a pour objectif de rappeler que, même dans le système scolaire, la lecture littéraire est avant tout une expérience qui ne prend sens que portée par une subjectivité agissante.
Mais faut-il nécessairement opposer subjectivité et attitude distanciée ? lecture personnelle et lecture experte ? A quelles conditions la reconnaissance accordée au sujet lecteur peut-elle devenir un levier d’acquisition de compétences et de connaissances ? Mais aussi comment, en plaçant le sujet lecteur au centre de nouveaux dispositifs d’enseignement, échapper au retour du tout subjectif et à la relativisation des savoirs ? Ne faut-il pas se demander également sur quels pré-requis peut se développer une didactique du sujet lecteur et quels obstacles il faut parfois surmonter pour pouvoir affirmer sa subjectivité face à un enseignant et à l’intérieur d’un groupe ? Enfin peut-on considérer à présent, que, d’un point de vue théorique, la notion est constituée et stable ?
Le colloque de deux journées organisé par le CEDILIT à l’université Stendhal Grenoble 3 a l’objectif de continuer à interroger cette notion, en particulier à travers une réflexion sur les conditions précises de son utilité et de son efficacité scolaire.
Quatre séries de questionnements sont retenus :
1. Quels rapports existent entre les pratiques littéraires (brouillons, carnets, blogs, émissions de débat, cafés littéraires, prix littéraires) et les outils scolaires déjà utilisés. A quelles conditions le recours à des modèles littéraires peut-il être utile et fécond pour les enseignants ? pour leurs élèves ?
2. Si plusieurs outils scolaires ont été répertoriés dans la perspective retenue, y a-t-il des conditions spécifiques pour une utilisation efficiente ? Doivent-ils être utilisés isolément ? En lien les uns avec les autres ? Certains aménagements sont-ils nécessaires ? …
3. Tous les élèves peuvent-ils devenir aisément des sujets lecteurs. Sont-ils tous à même d’investir utilement les espaces qui leur sont concédés ? La prise en compte de la subjectivité en classe, qui requiert une implication nouvelle de la part de chacun, ne risque-t-elle pas de générer de nouvelles exclusions ?
4. En quoi ces analyses et évaluations amènent-elles des précisions et des réaménagements dans la notion telle qu’elle est actuellement produite ? D’autres champs de savoir ne peuvent-ils être convoqués pour élargir la réflexion ? »