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Soutenance de thèse d’Elodie Gaden

Lundi 02 décembre 2013 à 14 heures.

Écrits littéraires de femmes en Égypte francophone. La femme « nouvelle » de 1898 à 1961
(Valentine de Saint-Point, Jehan d’Ivray, Out-el-Kouloub, Doria Shafik).

le lundi 02 décembre 2013 à 14h00
Université Stendhal Grenoble 3 Saint-Martin d’Hères
Grande salle des colloques
La soutenance sera suivie d’un pot en petite salle des colloques

Composition du jury proposé :
- M. Daniel LANÇON, Université Stendhal Grenoble 3, Directeur de thèse
- M. Dominique COMBE, Ecole Normale Supérieure, Examinateur
- M. Sarga MOUSSA, CNRS - UMR LIRE, Rapporteur
- Mme Catherine MARIETTE-CLOT, Université Stendhal Grenoble 3, Examinateur
- Mme Christiane CHAULET-ACHOUR , Université de Cergy-Pontoise, Rapporteur

Mots-clés : Littérature francophone, Égypte / Moyen-Orient, Littérature féminine, Orientalisme, Histoire littéraire

Résumé : Entre les dernières décennies du XXe siècle et les années 1960 naît et se développe en Égypte une importante production littéraire de femmes : des Égyptiennes éduquées en français (comme Out-el-Kouloub et Doria Shafik) choisissent cette langue pour dire les aspirations de la « femme nouvelle », qui quitte alors l’espace privé et confiné du harem pour investir l’espace public et porter haut et fort, malgré les réticences séculaires et les résistances des milieux conservateurs, des revendications sociales (féminisme, nationalisme) et culturelles. Des Françaises comme Jehan d’Ivray ou Valentine de Saint-Point s’installent à cette même période en Égypte, et deviennent les témoins et les actrices de cette Renaissance culturelle. Ces auteures investissent divers genres littéraires comme le roman et la poésie mais aussi l’essai ou l’écrit de recherche universitaire, elles publient dans des périodiques, ou créent des revues pour se dire. Elles mettent ainsi à l’épreuve les catégories opposant genres dits féminins et genres dits masculins. Elles contribuent à élaborer une œuvre interculturelle prenant en compte les traditions génériques françaises et égyptiennes, et proposent un renouvellement de la représentation de la femme et de l’Orient. Les écrits littéraires de femmes rassemblent une production très vaste mais qui demeure pourtant peu connue, peu rééditée et peu lue de nos jours, alors même qu’elle jouissait parfois d’une véritable reconnaissance des lecteurs et des institutions littéraires à l’époque de leur parution. Notre travail a consisté à constituer un corpus, c’est-à-dire à l’identifier, à le rassembler, à le classer avant de l’analyser. Il s’agit d’écrire un chapitre oublié de l’histoire littéraire et de s’interroger sur le statut de la littérature des femmes et de la littérature francophone dans la tradition critique.