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Orphée ou les sirènes
L’imaginaire littéraire de la musique

Claude Coste

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Presses universitaires de Paris Ouest
Collection / Série : Recherches interdisciplinaires sur les textes modernes ; 5
386 p.

Pour les écrivains marqués par les crises du moderne, la musique offre le modèle d’une tension permanente entre la construction et la déconstruction, le tout et la partie, le fragment et la totalité. La musique rappelle qu’un ordre est possible et que cet ordre est sans cesse remis en cause, pour le meilleur et pour le pire. Qu’il s’agisse de la communauté des auditeurs opposée à la déréliction chez Berg, du « clair-obscur » pour Julien Gracq, de la fugue des Faux-monnayeurs ou de la prière de Marie dans Wozzeck, de l’album et du Livre chez Barthes, du « roman musical » comme dépassement des antagonismes, du jeu de la liaison et de la déliaison chez Quignard, de la puissance unificatrice de l’amour selon Mauriac, la musique d’Orphée donne le bel exemple d’une harmonie qui se nourrit de son propre désenchantement.

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