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Roger Martin du Gard
Écritures de la guerre

Édition publiée sous la direction de Jean-François Massol

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Collectif du Centre international de recherche sur Roger Martin du Gard
Collection Les Cahiers de la NRF, Série Martin du Gard (n° 8), Gallimard

272 p.

En août 1914, alors qu’il a trente-quatre ans, l’auteur de l’ambitieux Jean Barois doit se résoudre à laisser de côté l’œuvre à venir pour rejoindre les drapeaux. Au sein de l’état-major des Convois automobiles, Roger Martin du Gard sillonne pendant près de cinq ans les routes dévastées de l’est de la France. Sa pratique de l’écriture s’adapte à ces nouvelles conditions, et à l’art de la correspondance s’ajoute celui du journal – ses « Carnets de guerre » – où il prend note de choses vues, de scènes ou de témoignages. Vingt ans plus tard, une autre guerre vient bouleverser le travail du romancier, devenu Prix Nobel de littérature en 1937. Après la publication des deux dernières parties des Thibault – L’Été 1914 et Épilogue –, tandis qu’il prépare son grand œuvre inachevé, Le Lieutenant-Colonel de Maumort, Roger Martin du Gard est contraint de fuir sa demeure normande et se réfugie à Nice.
Ce Cahier rend compte de cette double expérience de la guerre. La première partie présente un ensemble d’études sur les pratiques littéraires de l’écrivain entre 1914 et 1918 et leur utilisation romanesque (par Charlotte Andrieux, Jean-François Massol, Hélène Baty-Delalande, Angels Santa et Alain Tassel). La seconde partie est consacrée à la publication d’un longt texte inédit de Roger Martin du Gard : le « Journal de Maumort 14 juin – 22 juillet 1940 », où le personnage du vieux lieutenant-colonel, reclus dans son château, raconte et analyse la débâcle, l’armistice et l’occupation allemande. André Daspre conclut l’ouvrage par une mise au point, revenant sur l’histoire de la publication posthume de ce monument qu’est Maumort, et dont il fut l’un des principaux artisans.