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Plateau à l’oeuvre 2014/2015

Les gestes de ‘l’ar(t)chiviste’ : des approches interartistiques et interdisciplinaires dans les arts contemporains.

Contact : Gretchen Schiller

Dans le cadre de notre séminaire, on abordera la question de la création et de l’usage de l’ar(t)chive dans les pratiques artistiques contemporaines. Aujourd’hui les gestes de l’archiviste et ceux de l’artiste s’entremêlent.

Pendant la production d’une œuvre les gestes artistiques deviennent des objets, des textes et des répertoires corporels : autrement dit des archives pour le futur. Mais la production de l’archive est un acte de création des fois initié par la volonté de l’artiste-archiviste lui-même.

Des présentations de projets artistiques par des spécialistes dans leur propre discipline, que ce soit la radio, le cinéma, la danse, le théâtre et la performance ainsi que des ateliers de création nous aiderons à approfondir notre compréhension des enjeux contemporains. Les propositions théoriques de Rebecca Schneider, André Lepecki, Carrie Noland, Heike Roms, Diane Taylor et Jacques Derrida (entre autres) ainsi que des invités grenoblois et européens nous aideront à éclairer les débats entre les pratiques de l’ar(t)chiviste et ceux du chercheur.

Le séminaire s’organisera autour de quatre problématiques :

1) Comment évoluent-ils les approches d’archiver aujourd’hui ?
2) Qui crée les archives artistiques de demain et comment seront-elles accessibles au public ?
3) Quelles sont les différentes formes d’ar(t)chives accessibles au public ?
4) Quelles méthodologies de recherche peut-on entreprendre avec des pratiques artistiques d’archivages émergentes ?

Mardi 25 novembre - 15:30-17:30 B102


Les archives : entre la danse et les arts visuels.
Patricia Brignone : historienne de l’art et critique
Patricia Brignone enseigne l’art contemporain à l’École supérieure d’art et de design Grenoble-Valence. Elle est l’auteur d’un ouvrage sur la pluridisciplinarité : Ménagerie de Verre, Nouvelles pratiques du corps scénique, éditions Al Dante. Dernières contributions : So Specfic Objects pour le catalogue Ne pas jouer avec des choses mortes, Centre d’art de la Villa Arson, Nice ; L’intemporel n’existe pas in publication à l’occasion du colloque Date limite de conservation, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine ; Du dire au faire in publication du colloque organisé en qualité de critique invitée pour l’année 2011 ; Danse et photographie, éloge de l’indiciel in Revue Ligeia consacrée à Photographie & danse.

2 décembre 2014 - 15:30-17:30 B102


Mémoires des théâtres grenoblois, axe "création scénique" : bilan de la première phase
Alice Folco et Martin Givors
Ce projet porte sur les archives des spectacles à Grenoble et entend poser le premier jalon d’un programme plus vaste visant à l’inventaire, la collecte et la valorisation des ressources locales relatives aux arts de la scène.
Son premier objectif est la mise à la disposition des chercheurs, des étudiants et du grand public d’un outil permettant de découvrir et exploiter les sources concernant l’histoire des spectacles de la ville de Grenoble. Grâce à la mise à jour de sources inédites et/ou sources traditionnellement considérées comme mineures par l’esthétique (documents imprimés, figurés, sonores, archives administratives, comptables, techniques, etc.), le projet entend par ailleurs éclairer les processus spécifiques de la création théâtrale, et compléter une tradition historiographique qui fait la part belle, d’une part aux textes édités, de l’autre à Paris plus qu’à la province.
En partenariat avec la MC2.

9 décembre 2014 - 15:30-17:30 B102


L’écoute et la mémoire : Quel Avenir Pour Le Sonore Passé
Henry Torgue : compositeur et sociologue
Sociologue, diplômé de Sciences Politiques, docteur en Etudes Urbaines, HDR en aménagement, Henry Torgue mène de front une pratique de compositeur, de pianiste concertiste et une activité de recherche. Chercheur au CRESSON / Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, directeur de l’UMR-CNRS Ambiances architecturales et urbaines depuis 2006, membre du comité de rédaction de la revue Local.contemporain, il travaille sur la culture sonore au quotidien et sur l’imaginaire des espaces urbains contemporains.

Nous baignons en permanence dans un environnement sonore et nous avons rarement l’occasion
d’y réfléchir. Souvent jugé secondaire par rapport au visuel ou à la fonctionnalité, c’est
seulement lorsque le sonore devient une gêne sous les diverses formes du "bruit" qu’il émerge
comme problème de santé, de conditions de vie ou comme conflit social.
Or, si le bruit est la partie la plus manifeste du sonore - et parfois une réelle nuisance – de multiples échanges, expressions et dynamiques de la vie quotidienne passent aussi par les sons.
L’approche des phénomènes liés à l’ouïe est complexe parce qu’elle combine trois dimensions :
l’acoustique (la description physique des signaux sonores), l’analyse spatiale (leur propagation dans l’espace naturel ou construit) et la réception humaine (leur perception et leur interprétation).

La qualité de nos vies passe par la qualité des sons qui nous environnent, ceux des autres que nous subissons, tolérons ou choisissons mais aussi ceux qui accompagnent volontairement ou non nos propres activités. Chaque être est à la fois l’auditeur mais aussi, d’une certaine façon, le compositeur de la bande-son du film de sa vie. En faisant appel à son double parcours de musicien et de chercheur, Henry Torgue propose de questionner nos pratiques d’écoute et de producteurs de sons, et notamment le rôle du passé sonore, environnemental comme musical, dans notre insertion au milieu.

5 janvier 2014 - 15:30-17:30 B102


Invité : Olga de Soto chorégraphe
“ La mémoire corporelle “